mardi 2 janvier 2007

Bonne Année


Que 2007 vous apporte la santé, la joie, le plaisir, des p'tites folies et awaye donc... Un Noël mi-blanc, des cadeaux de plus en plus chers, une année riche en rien. Franchement, c'est quoi ces fêtes-là ? J'avais pas l'impression de fêter Noël et j'avais pas l'impression de fêter le Nouvel An ! C'est une crise d'adolescence ? C'est parce que l'année finit par un chiffre impair ? C'est parce que les emballages de cadeaux sont impossible à ouvrir ?


C'est vrai ça. Vous savez, les emballages plastiques ultra résistants anti-voleurs, anti-enfants et anti-tanks ? Le genre de produits qui se vendent dans un matériel blindé, avec des courbes de plastique que nous n'arrivons pas à couper et surtout pas à déchirer avec nos mains. Ne pensez même pas à donner un cadeau du genre à votre enfant, oh que non ! Il faudrait tout d'abord appeler d'armée, histoire d'aider un peu le tout. C'est rendu que ce qu'on achète est tellement protégé, qu'on ose pas trop les ouvrir...


Une paire de ciseaux failli à sa tâche lorsqu'il s'agit de ces choses coupantes qui nous meurtrissent les mains. Encore pire pour des cadeaux de bébés. Pas moyen d'acheter un petit camion fragile, il faut qu'il soit embobiné dans des mètres de fils d'acier habillement attachés en noeuds de scouts dans le revêtement de carton. Mais attention, c'est un attrape-nigauds. Ne pas forcer le carton. Ça ne sert à rien, il faut déprendre les fils. Sinon, vous aurez encore plus de misère. Et puis oubliez les alternatives, les fils sont enroulés autour des roues du petit camion et pénètrent même le jouet de part et d'autre afin d'éviter que quelqu'un le vole dans un magasin. Qu'un bébé s'égorge avec, c'est pas leur problème, je suppose.


Je revois matante Yvette qui offrait un rasoir bien emballé à son neveu : « Yiens, Woweux Nowel ! », dit-elle en lui passant le cadeau (elle venait d'échapper son dentier dans le gâteau). Et voilà ti pas le neveu tout tremblant, en sueurs, après avoir enlevé la demi-tonne de choux de papier et de rubans en tout genres, tenter de défaire l'infernale boîte de plastique indestructible afin de prendre dans ses mains le rasoir électrique qui s'y trouvait. Les doigts écorchés, l'écume au bord des lèvres, il s'est écroulé par terre, lâchant pour derniers mots : « Emballage, on se reverra en enfer. » Quel brave gars. Lui qui m'avait tellement aidé à éplucher des patates c'tannée-là. Lui qui se rasait jamais. Je ne lui aurait jamais reproché son manque d'hygiène si j'avais su qu'un rasoir l'aurait tué.


Non, je n'ai pas eu l'impression de vivre Noël cette année. L'ambiance était absente. Pas qu'il manquait le froid, mais la neige. Et puis le Nouvel An... Je suis encore tout étonné d'être déjà en 2007. Tout de même... Bonne Année à mes milliards de fans !




Libellés : , ,